December 2009
19 posts
Xavier Héron
Un ami d’enfance. À l’époque nous étions en classe de 3ème. Il était arrivé dans la région avec ses parents pour une année. Après cette année plus jamais eu de nouvelles. Vingt ans plus tard, je le revois. Ses parents avaient déménagé de la région parisienne pour s’installer provisoirement à Cabourg. À la fin de l’année scolaire Xavier avait quitté la région avec eux et...
Dans une cabane une grotte une plage un bateau A part avoir dormi dans ma chambre d’enfant il m’arrivait pendant les vacances scolaires de dormir dans une cabane perchée sur un arbre, construite par mes frères et moi-même. Il y avait aussi un endroit ou personne ne pouvait me trouver, une grotte, seule maman avait devinait car elle avait vu son stock de bougies diminuer, j’en avais renversée...
Nuages fins, effilés rouges, cheveux d’ange. Nuages chargés, rondouillards. Nuages en colères, impersonnels, très noir, gris foncé. Nuages surprenants, imposant par sa forme sa couleur, majestueusement présent. Nuages, je cherche à quoi tu peux ressembler ; un visage, un animal, un objet… L’ampleur d’un nuage, qui le voit ? Jusqu’ou ?! L’infini ! Quand tous les nuages réunis ne...
Je prends le tube de dentifrice et le presse de bas en haut pour faire remonter la pâte.
Je dévisse le bouchon du tube et presse sur la partie bombée où se trouve maintenant la pâte.
La pâte sort et je l’étale sur la brosse à dent dont je me suis saisie dans la main opposée.
Je porte la brosse à dent jusqu’à ma bouche ouverte et commence à frotter les molaires dans un mouvement...
Matelas. Barbapapa. Voyage. Naufrage. Le ciel n’est qu’un nuage. Pas...
Bouquet blanc à la mode d’Ostende
Faites revenir quelques pêcheurs bourrus avec une pincée de crachin et du sable jaune, ajoutez une brassée de nuages opaques, une mer grisâtre et une jeune femme triste. Jetez le bouquet de fleur blanche dans le bouillon et portez à la température de 2°C.
Disposez le tout sur un lit de sable jaune orné d’une jetée de bonne longueur.
Un lit à barreau bleu et blanc, très embêtants les barreaux pour aller sur le pôt, déjà que c’est pas facile à faire. Mais on apprend l’escalade.
Une auberge de jeunesse.
Les berges rocheuses d’une rivière brésilienne, à proximité de la chaleur du feu de bois, sous le ciel étoilé. Le bruit de l’eau qui court nous entraîne dans les rêves.
Bercée par le mouvement du bateau...
Chez une petite nièce, un lit tout près d’une fenêtre où l’air frais entre et court couloir menant à la porte d’entrée.
Un lit, juste le matelats posé au sol, dans une pièce située sous les toits.
Une cabine de train où se superposent des lits avec la petite veilleuse au plafond.
Le siège incliné, la couverture rabattue sur moi, la petite fenêtre sur ma gauche d’où...
Un jour il se promène avec une grande bouteille d’eau
Un jour il se baigne à n’importe quelle saison en mer
Un jour il se met à parler une langue étrangère
Un jour il se tape sur le ventre en s’inquiétant de savoir si oui ou non il a grossi
Un jour il se met sans savoir pourquoi il a composé le mouvement d’un joueur de tennis en pleine rue
Un jour il porte des tongs...
Des routes sinueuses. Beaucoup de scooter. Des poteaux électriques dans lesquels s’accumulent des centaines de câbles. Des baraquements au bord de la route. Les pick-up transportent l’arrière de nombreuses personnes debout. Les marchands ambulants de poissons frits avec leur side-car aménagés pour.
En arrivant du haut de la vallée je voyais au loin la mer et l’horizon et...
Je prends le panneau. J’y inscris l’heure. J’ai perdu mon...
J’ai dormi sous une tente tout confort avec matelas gonflables, couette, couverture et oreillers. J’ai dormi dans une chambre militaire, austère avec une grenouillère, mais quelle ambiance. J’ai dormi dans une chambre d’ami au 1er étage avec énorme couette sur petit lit et bataille de couette le matin. J’ai dormi dans une chambre à la campagne, réveil sous un soleil...
Un jour, c’est au KF que l’on se retrouve. Un jour elle me préparer mon petit déjeuner. Un jour elle fait les courses et je l’accompagne. Un jour, elle fait du shopping et je la rejoins. Un jour, elle se fâche et je la comprends. Un jour elle est joyeuse et nous le sommes aussi.
Mettre des toits en chaumes. Ajoutez une petite crêperie de style Normand....
Le Sud, un ciel sans nuage. Bleu uniquement. Bleu. Juste le sillage d’un avion. Le Nord. Nuage chargé, lourd, gris.
Après la pluie, petits nuages.
Nuages. Sources de formes diverses. Un train et ses wagons. Une avancée, un mouvement.
Un jour il est malade mais il le cache. Un jour il grommèle. Un jour il fume sa...
Éric Chapuis
Éric Chapuis aime les religieuses au café. Il est né il ne sait ni quand ni où car sa mère l’a abandonné devant le portail du pavillon de Mr et Mme Baudru, rue du Général Leclerc. Il y a toujours une rue de ce nom dans une ville, ainsi qu’une au nom du Général de Gaulle. Il devait avoir déjà deux mois quand Mme Baudru a trébuché sur son couffin en allant chercher la baguette fraîche...
November 2009
51 posts
Thomas Hate
Thomas Hate, surnommé Tom-Hate (Tomate) parce qu’il rougissait dès qu’on lui adressait la parole. Ce blondinet venait de Scandinavie avec ses parents et passait toutes ses vacances dans un village côtier près d’Arcachon où sa famille possédait une vieille ferme. Tom était intrépide, futé et dégourdi. Avec ses quelques notions de français, il finissait toujours par se faire comprendre des habitants...
Je me souviens de cette dernière journée de vendanges. Nous étions ravis et comblés par ces quinze jours passés ensemble. Une amitié et une solidarité sont nées entre nous. ——————————
Je me souviens de mes parents en compagnie de mon grand-père. Étretat. Cette journée lui permit d’oublier le long séjour passé à l’hôpital Et...
Je me souviens de cette haute falaise bien droite faisant face à la mer. Cette...
Estelle vient de se faire prendre une fois de plus par mère en train de réparer le poêle à mazout. Encore une fois elle en a mis partout. Sur les mains, les avant-bras, le bout du nez et bien sûr la vitre. Son regard est fixe, cachant mal sa culpabilité. Par provocation elle s’est collée sur la vitre séparant le poêle de la cuisine. Derrière elle, c’est le feu qui a trop pris. Il va...
Je me souviens de l’étang de la maison où je passais mes vacances d’enfant
de la joie que me procurait le bruit du moteur de la 2CV de ma mère quand elle venait me chercher à l’école
des panoramas au bord desquels on s’arrête sur la route des vacances
de nos vacances en Suisse chez la soeur de mon père
de nos parties de pêches
d’une visite à Sète
de la...
Je me souviens de ces routes enneigées où il était difficile de marcher. C’était l’hiver, il ne faisait pas très chaud. Le ciel était couvert. Je marchai seul sur des trottoirs glissants, parfois parmi une foule de gens inconnus. Seul ou avec un ami, c’était le lundi soir, après le week-end chargé de touristes. Nous allions d’un pas déterminé nous réfugier dans un café ou...
Quand elle a su que son amant a été pris, Anna a couru de toutes ses forces. En traversant le hall de la gare, elle a renversé un passant et n’a pas pris le peine de s’excuser ni celle de le relever. Quai 22, voiture 7. Elle s’est jetée sur la vitre dans l’espoir de l’apercevoir une dernière fois. Il est bien là. Menottes aux poignets, encadré par quelques policiers....
Angélique Moutrey & Anne Favel
Anne et Angélique sont allés prendre un café après le lycée puis elles sont allés au Monoprix pour regarder les maquillages. Ne sachantquoi faire réellement par ce temps de pluie, elles se sont réfugiées dans un photomaton. Là, elles se sont faites photographier pour s’amuser. Juste pour le fun, comme on dit. Elles ont toujours passé pour des inséparables au lycée et sur ces photos, elles...
Bertille de la Grange
Je n’oublierai jamais Berthe aux grands pieds, une copine de pension. En fait elle s’appelait Bertille de la Grange de… quelque chose encore. Nous étions voisines de lit au pensionnat chez les bonnes sœurs et nous sommes devenues copines par obligation : nos deux grand-mères se connaissaient de longue date. Son père était vétérinaire dans le Calvados et sa mère était morte dans un...
Je travaille dans une banque. Chaque jour la même routine, les clients viennent et repartent, ils me posent toujours les mêmes questions. Dans la banque règne une ambiance aseptisée, une lumière forte et froide. Il y a peu de bruits et de vie. Des clients viennent à la banque très discrètement. L’échange au guichet avec moi est très bref, peu de paroles, je ne fais qu’aiguiller les...
La voix criarde de ma voisine interpellant son autre voisin, son fils, pas son mari mais son chien. Il aboie comme toujours, réveillant l’aboiement du chien du 3ème voisin qui déclenche sa musique préférée, toujours la même, le samedi matin. Le souffle de mon compagnon qui, lui, dort quoiqu’il arrive. Le pas des touristes de week-end qui se dirigent vers le marché. Quelques mouettes,...
C’est autour d’un thé et de petits gâteaux. L’appartement est joli. La discussion amicale. Ses filles sont là. Tout va bien.
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J’aime le petit-déjeuner du matin. Son odeur de tartine grillée, la confiture de fraise. La chaleur d’une lumière. Cette montre est magnifique, son contours brille comme de l’argent au...
Un brusque tremblement de terre m’arrache du lit. Le vent claque mes portes. Le silence, le clic du chargeur absent. De dehors j’entends les aboiements de mon chien resté enfermé à la maison. Le ventilateur, le bruit des pas du facteur.
L’entrée dans le théâtre immense et profond plafond scintellant d’étoiles. L’ambiance feutrée de la salle avant la tempête. Les bruits et les chuchotements des spectateurs, l’attente. L’obscurité s’abat, le silence, plus rien et la l’ouverture, la scène, les acteurs, le voyage sur place commence sur une autre vie.
Un motard installé en terrasse.
Un soleil radieux.
Un oranger, du raisin en hauteur.
Une ville où il y a la vie.
Des marchés à la nuit tombante.
Un accueil chaleureux sans intérêt financier.
Des maisons blanches, des volets bleus.
Des produits naturels.
Une modestie sans pauvreté.
Une ville à taille humaine.
Une forme d’aventure.
Une ville qui rit la nuit.
Riz, bière, sable, Pandeiro - Bruit des cascades et des vagues - Bruit tonitruent des autobus - Ananas et poulet - Chaleur étouffante et humide - L’eau de la mer chaude comme un bain - Lumière violente - Joie et nostalgie dans la musique - Eau de Coco - Vatapa - Odeur écœurante des égouts à l’arrivée. Maracuja - Colibris
Nature sans interruption. Rafraîchissement d’une cascade après l’effort.
Fruits aux noms inconnus.
Odeur du maïs bouilli et de l’huile de Palme.
Enivrement de la samba.
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Vagues et cascades jouent le rythme de la nature.
Écrivain Suisse, représentant univers inconnu et secret. Musique classique, grande culture, parcours inattendu depuis la Turquie. Réussite incongrue, argent et littérature. Discussion passionnante, itinéraire écriture, inspiration, douleur création, travail.
Tout passe dans le temps, sauf le temps lui-même. C’est donc bien le temps...
Reflet d’un visage dans une flaque d’eau l’eau.
La blanquette de veau de ma mère qui mijote doucement dans une vieille cocotte orange.
Un morceau habité par son musicien dans un espace bien sonorisé.
Une nouvelle saveur subtile et inattendue en accord avec son cadre et son ambiance.
Petits rubans, ex libris flottant au vent, en attendant un voeu
Le mouvement ample et puissant d’un patineur de vitesse. Le décollage, l’arrachement au sol d’un avion. Une belle lumière d’automne en fin en journée. La force d’un acteur de théâtre.
De mon siège j’observe les gens qui entrent et sortent
Les gens immobiles sur le trotoir qui se parlent Les sièges à la poste La croix dans un café Le linge aux fenêtres La Cinquencento Les trottoirs en formes de petites briques Le curée qui se promene en soutane
Article Ouest-France
SMS, mails, tweets… Le langage numérique est entré dans nos familles. À Deauville, un atelier propose de décrypter cette écriture nouvelle.
Trois questions à…
Pierre Ménard, écrivain et bibliothécaire. Il anime la revue « D’ici là » sur le site Publie.net.
Comment définiriez-vous ces ateliers d’écriture ?
L’écrivain François Bon, créateur de...