Un travail d'atelier sur les fragments de pensées et les idées éphémères qu’induit la communication textuelle à l’ère du numérique (email, chat, SMS, tweets, etc...), sur le texte très court, sur le temps sans limite de l'instant.
La voix criarde de ma voisine interpellant son autre voisin, son fils, pas son mari mais son chien. Il aboie comme toujours, réveillant l’aboiement du chien du 3ème voisin qui déclenche sa musique préférée, toujours la même, le samedi matin. Le souffle de mon compagnon qui, lui, dort quoiqu’il arrive. Le pas des touristes de week-end qui se dirigent vers le marché. Quelques mouettes, les chiens encore et la voisine qui interpelle à nouveau, la musique et le 4ème voisin qui crie de baisser le son, qu’on est samedi, et que c’est le matin.
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Crépitement des oignons jetés dans l’huile, gros riz qui déferle dans la poëlle, doux bouillonnement de l’eau jeté dessus. Tintement du couvercle qui en étouffe le bruit. Voix de mon corps.